Le concept d’optimum communicationnel pose la question du dilemme du prisonnier. L’analyse des environnements, des offres politiques, des niveaux de pouvoir, du positionnement de l’idéologie, des idées et des acteurs contribuent à la complexité de la méthode. Les partis politiques wallons ont-ils tous intérêt à utiliser ce principe d’optimum communicationnel ?

Outre le fait que ceci pose la question de la concurrence, le risque d’accentuation de la convergence limitée pèse si tous les partis continuent à assouplir leurs positions au même moment. L’optimum communicationnel vise à renforcer son écosystème. Il est pratiquement impossible de faire changer d’avis une génération qui vote depuis toujours pour un même parti. L’enjeu est dès lors de cristalliser les sympathisants, les indécis et les nouvelles générations, mais ceci ne peut se faire que sur un positionnement clair auprès du citoyen. Les partis n’ont pas intérêt à tous proposer la même chose.

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Dans le paysage politique actuel, seul le parti qui a les moyens et la présence d’une stratégie de communication à long terme suffisante pour utiliser l’optimum communicationnel sortira en tête et gardera son avance sur les autres partis.

A long terme, les partis seront obligés de communiquer sur leur idéologie hors campagne électorale s’ils veulent continuer à exister aux yeux de leurs publics (Lees-Marshment, 2011 : 168). Ils n’ont aucun intérêt à promouvoir les mêmes idées que les autres, puisque ceci rend confus le citoyen aux risques de le désintéresser et de perdre leur voix.

De plus, il ne s’agit plus uniquement de faire la publicité de nouvelles idées, mais de promouvoir une idéologie et une marque liée à celle-ci. Les partis qui veulent maintenir cette marque sur le long terme auront besoin d’être crédibles en délivrant leurs promesses, mais ceci n’est possible que si personne d’autre ne fait la même chose.