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Le terrorisme : une question de perceptions ?

By juillet 16, 2015 13 Comments

Face aux derniers évènements comme les attentats à Charlie Hebdo, les cellules dormantes à Verviers, les attentas au Danemark, le Kenya, Sousse… ; le terrorisme prend une place de plus en plus considérable à la Une de nos journaux.

La peur est la première arme des terrorismes, l’État islamique (EI) n’a pas le privilège de cette arme. Les terroristes s’arment de stratégies de communication très inquiétantes (cf. http://www.levif.be/actualite/belgique/terrorisme-ne-simulons-pas-le-controle-de-l-incontrolable/article-opinion-363123.html, article de Nicolas Baygert, spécialiste de la communication politique). Avant même de parler de communication, qu’est-ce que le terrorisme ?

Depuis quelques années, les relations internationales évoluent. Avec la fin de la guerre froide, nous nous sommes rendu compte que la menace n’était plus uniquement une menace militaire d’un État vers un autre État. D’autres acteurs minent le terrain comme les groupuscules terroristes, mais surtout, d’autres victimes de ces menaces apparaissent.

L’arrivée des menaces non militaires inquiète. Faut-il une réponse militaire ou non ? Dans ce tableau repris de Barry Buzan, professeur en Relations internationales à la London School, le terrorisme est présent dans toutes les catégories.

LES POSITIONS DU TERRORISME DANS L’ÉTUDE DE LA SÉCURITÉ INTERNATIONALE

Menace terroriste

L’analyse du terrorisme n’est pas aisée. Certains aspects peuvent requérir une réponse militaire d’autres non. La plus grosse difficulté de l’analyse du terrorisme est de savoir à quelle menace nous avons à faire, parce que ce n’est pas uniquement l’EI, Al Quaïda, les États voyous ; c’est aussi le cyberpiratage, l’écoterrorisme, etc.

Comme l’explique Michel Liégeois, professeur en Relations Internationales à l’UCL, toute menace est une construction sociale. L’EI joue sur la peur permettant de créer un climat propice aux développements des incertitudes de la réelle capacité de nos gouvernements à nous protéger.

Savez-vous que vous avez seulement 0,4 % de chance de mourir d’un attentat dans le monde contre 94 % de maladie aujourd’hui ? La menace terroriste est plus spectaculaire. Elle prend plus de place dans les médias que la pandémie de grippe annuelle. Les terroristes jouent sur cette construction sociale de la menace, car ça leur permet d’exister sur le plan international.

Alors face à une menace telle que le terrorisme, qui peut prendre plusieurs formes, qui jouent sur nos perceptions, sur nos peurs les plus instinctives ; comment établir une stratégie de communication sur des plans de lutte contre le terrorisme comme celui de la Belgique aujourd’hui ?

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