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Terrorisme : de l’imaginaire collectif à la cristallisation du problème

By janvier 9, 2016 No Comments

Dans une approche de constructivisme social, le terrorisme a pour fins de démontrer la faiblesse de nos gouvernements et de donner l’impression d’une insécurité grandissante dans nos régions. Le But ? Accroître la méfiance des populations envers les gouvernements et créer un climat d’incertitude propice à la radicalisation en jouant sur l’imaginaire collectif. Poussé à la Une de nos journaux, le terrorisme fait désormais partie de notre quotidien.

Matrice intérêts/probabilité sur la probabilité qu’un événement intéresse les médias belges et internationaux

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Cette liste est non exhaustive. © Whyte Corporate Affairs.

Le groupe Etat islamique a réussi là où d’autres ont échoué au niveau de leur communication. En multipliant les vidéos de massacres, de menace envers les États, etc. Il a réussi à se créer une place prépondérante à la Une des journaux du monde. Les yeux rivés sur ce phénomène, les opinions publiques gagent leurs politiques d’agir contre cette menace montante, pourtant loin d’être neuve. Le terrorisme a cet effet qu’il attire tous les médias quand il se produit sur son territoire où à une échelle plus large de par la violence des faits, mais aussi par sa rareté en Occident.

La loi du mort kilométrique fonctionne aussi pour le terrorisme au vu du peu d’intérêt des médias pour l’attentat de Beyrouth quelques jours avant les attentats de Paris, de Boko Haram au Nigéria ou d’Al-Shabaab dans une université du Kenya où il a fallu attendre quatre jours et la pression des médias sociaux pour que les médias en parlent. Toutefois, n’oublions pas qu’un des principaux objectifs des groupes dits terroristes est de faire la Une de nos journaux, parce que tant que c’est le cas, ils continueront à pouvoir se financer, mais aussi à attirer des sympathisants.

Depuis 2001, la couverture médiatique du terrorisme a explosé donnant une visibilité au terrorisme toujours plus grande. La médiatisation, la proximité des évènements, la pression de l’opinion publique, l’intervention des acteurs politiques et l’impact de ceux-ci sur la Belgique à contribuer à la mise à l’agenda du problème.