Communication digitale

Communication : la Digital Intelligence

By octobre 27, 2016 No Comments

En communication, la Digital Intelligence est une approche intégrée qui vise à maîtriser les data accessibles via différents canaux afin de les transformer en smart data (données intelligentes) dans l’objectif d’anticiper les évolutions et optimiser les décisions et la stratégie de communication en vue d’une différenciation. L’objectif est de déterminer les orientations à prendre en fonction de ce que ne font pas les concurrents. Pousser à l’extrême, il s’agit de faire ceci au niveau de la personne. La Digital Intelligence est adaptée selon une vision systémique de la société adoptée par les Relations Publiques et la gestion de crise des Relations Internationales. 

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Les communicants surévaluent l’information par rapport à la communication préférant ne donner qu’une nouveauté plutôt que de comprendre son écosystème en vue d’une adaptation continue. Ceci se perçoit tant dans les médias que sur les réseaux sociaux. Pourtant, notre société est entrée dans un chaos constant qui demande sans cesse une réévaluation de l’organisation destinée à s’adapter ou à décliner (Agie, 2016). Cette viabilité n’est dès lors possible qu’en comprenant son environnement par la Digital Intelligence. Ce concept est basé sur l’intelligence stratégique telle que développée pour les entreprises, c’est-à-dire “une approche intégrée qui se base sur trois piliers : la veille, la protection et l’influence.

Identification

L’identification de toutes les personnes a été réalisée depuis janvier 2015. Elle a été établie sur base de plusieurs données :

  • Les parties prenantes : l’identification se fait manuellement sur base d’une veille du milieu.
  • Les communicants : l’identification se fait manuellement sur base d’une veille du milieu.
  • Les médias : l’identification se fait sur base d’une veille médiatique et des réseaux sociaux, mais aussi sur base de listes Twitter réalisées par les médias ou par les journalistes.

La Digital Intelligence se base aussi sur l’analyse de l’environnement d’une organisation grâce à la détection des différentes parties prenantes tels que les clients, les internes, les influenceurs, les experts… et les médias. Dans la même logique que la Political Intelligence, l’analyse des tendances dans le domaine des organisations est organisée.

Data mining et monitoring

Pour l’instant, la Digital Intelligence est surtout centrée sur la Political Intelligence, c’est-à-dire une analyse du monde politique et plus particulièrement, le monde politique belge.

L’analyse continue se fait grâce à Tweetdeck et des alertes médias. Des listes ont été crées afin d’analyser par parti politique et par niveau de pouvoir. Une liste spéciale a été crée pour quelques thématiques, l’objectif étant de faire évoluer ceci le plus loin possible.

Pour le moment, l’analyse de Facebook est faite manuellement.

La collecte de données

La collecte des données est réalisée à partir d’une veille médiatique des comptes et pages sur Facebook et Twitter, ainsi qu’une veille média, des sites parlementaires, des sites gouvernementaux et de différentes données disponibles à partir des partis pour ce qui concerne la Political Intelligence. Il en va de même pour la Digital Intelligence.

Les données tirées des réseaux sociaux sont corrélées avec la veille médiatique, ainsi que par des experts.

Analyse mixte

L’analyse des données est mixte, c’est-à-dire qu’elle est autant quantitative que qualitative. D’autres analyses viennent compléter l’analyse mixte.

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En mixant les analyses, il possible de supprimer le bruit pour ne garder que les données intéressantes. Chaque donnée donne un indice sur la stratégie des uns et des autres, mais aussi sur son environnement et ses prospects. Avec tout ceci, il est alors possible d’adapter sa propre stratégie.

Pour toute organisation, il s’agit d’analyser tous les messages diffusés sur Twitter et de les compléter par les messages sur Facebook. A cela s’ajoute une analyse du contenu des sites web des organisations et des articles de presse. Sur base d’une analyse de contenu sur les comptes Twitter des personnes et de leurs communautés, une cartographie du placement des personnes est crée. Grâce à cela, il est possible de définir les problèmes de placement et les organisations qui risquent de se neutraliser.

Le monitoring en continu vise à analyser les ressemblances et les différences dans la communication d’un acteur. Le but est ainsi de détecter des signaux faibles de nouvelles actions afin d’anticiper les changements. Il s’agit du même principe que l’analyse des réseaux sociaux pour la prévention de crise, mais dans ce cas-ci, c’est pour anticiper les changements de comportements.