Relations Internationales

Etats-Unis – Cuba : Vers une normalisation des relations diplomatiques ?

By juillet 16, 2015 No Comments

« Today, the United States of America is changing its relationship with the people of Cuba. In the most significant changes in our policy in more than fifty years, we will end an outdated approach that, for decades, has failed to advance our interests, and instead we will begin to normalize relations between our two countries. Through these changes, we intend to create more opportunities for the American and Cuban people, and begin a new chapter among the nations of the Americas. There’s a complicated history between the United States and Cuba. (…) Change is hard – in our own lives, and in the lives of nations.  And change is even harder when we carry the heavy weight of history on our shoulders.  But today we are making these changes because it is the right thing to do.  Today, America chooses to cut loose the shackles of the past so as to reach for a better future. »

Le Président Obama, discours du 17 décembre 2014[1]

Dans un discours conjoint au Président cubain, Raul Castro, le Président Barack Obama met fin à cinquante années de rupture diplomatique entre les États-Unis et Cuba. Cinquante-trois années, précisément, de tensions entre une démocratie et un régime autoritaire. Mais, pourquoi cette réconciliation intervient maintenant ? Est-ce dans les intérêts stratégiques de la puissance de rétablir des liens diplomatiques avec un pays qui s’oppose aux idées démocratiques alors que d’autres dangers, comme l’État islamique, menacent l’État américain ?

Quand Barack Obama est devenu le nouveau Président des États-Unis en 2008, le monde entier l’a plébiscité. Quelques années plus tard, le constat est mitigé. Il faut dire qu’Obama a hérité de quelques dossiers épineux, dont Cuba qui reste un cas important depuis plus de 50 ans dans la politique américaine. À son entrée à la présidence, il avait assuré se pencher sur ce cas complexe[2]. Le faire aujourd’hui, est-ce une volonté de laisser sa trace dans l’histoire ou une nouvelle façon de voir la diplomatie américaine ?

Le Président américain a peut-être changé de politique étrangère par rapport à ces prédécesseurs, il n’en reste pas moins que, comme les autres, il est pris par l’agenda international. Que ça lui plaise ou non, les relations internationales évoluent et les États-Unis doivent y faire face. Cuba ne peut rester éternellement sous embargo américain. Il y aura bien un moment où ce dernier se tournera vers l’ensemble de l’Amérique latine et ce moment est arrivé. Quelle attitude privilégiera-t-il ?

2. Les causes des tensions

Pour comprendre cette réconciliation, revenons aux débuts de la guerre froide : les États-Unis possédaient une forte influence à Cuba jusqu’en 1958. Fidel Castro, appuyé de Che Guevara et du peuple cubain, prend le pouvoir. Le gouvernement cubain met en place une révolution agraire qui nationalise toutes les sociétés, dont les américaines, de l’île au plus grand dam des Américains. Après la montée au pouvoir de Fidel Castro, le président Eisenhower, à qui ça ne plait pas, essaya d’installer un nouveau gouvernement à Cuba. Les tensions s’immiscent entre les deux pays au point qu’en 1961, les Américains rompent totalement les liens diplomatiques avec les Cubains. C’est le début d’une crise entre Cuba et les États-Unis qui persiste encore aujourd’hui[3]. Un petit retour sur l’histoire :

La crise des missiles de Cuba

Pour vraiment comprendre le pourquoi des tensions entre les deux pays, il faut se référer à l’année 1961 et 1962. Nous sommes dans les débuts de la guerre froide. Le monde est divisé en deux : d’un côté le bloc américain et de l’autre, le bloc soviétique.

La crise commence par cet événement qui entacha la carrière du Président Kennedy, successeur d’Eisenhower : en 1961, l’invasion de la Baie des Cochons à Cuba, par 1400 exilés cubains anti-Castro entraînés par la CIA, fut durement réprimée par le pouvoir en place. Les États-Unis reconnurent leurs entières responsabilités sous la pression des Nations Unies[4].

Rappelons-le, aux débuts des années 60, les États-Unis possédaient une supériorité marquée au niveau des armes nucléaires et des missiles par rapport à l’Union soviétique qui tente de l’égaler. Les Américains déployèrent des bombardiers dans ses bases européennes et asiatiques, ainsi que des sous-marins pour patrouiller dans les eaux à portée des objectifs soviétiques. Ils placèrent également des missiles en Grande-Bretagne, en Italie et plus particulièrement en Turquie, ce que l’URSS n’apprécia pas. Pour faire face à la menace, elle plaça secrètement des missiles sur le sol de son nouvel allié, Cuba, devenu entre-temps une dictature communiste. La course à l’armement commença.[5]

Le problème quand vous installez des missiles nucléaires secrètement, c’est qu’il y a toujours quelqu’un pour le découvrir. Quand, en 1962, les Américains firent la découverte de ces missiles nucléaires — qui plus est, soviétiques — sur le sol cubain, leur sang ne fit qu’un tour. John Fitzgerald Kennedy prit la décision d’intervenir. Nous sommes l’été 1962. L’escalade de l’armement continue[6].

Face à la pression des institutions internationales, Washington et Moscou installèrent un téléphone rouge pour rétablir la communication entre les deux superpuissances. Des négociations permirent de mettre fin à la crise, mais le Président américain a dû faire deux concessions importantes : une promesse de ne pas envahir Cuba et de retirer les missiles Jupiter de Turquie ; mais cette crise a permis aux Soviétiques de garder des armes nucléaires à Cuba pendant de longues années.[7]

Ces évènements — la nationalisation des entreprises et la crise des missiles — ont entraîné la mise en place d’un embargo économique sur l’île encore d’actualité en 2014. Qu’est-ce que cette normalisation des relations diplomatiques va entrainer à Cuba ? Pourquoi aujourd’hui ?

3. Un changement de politique

« The United States has supported democracy and human rights in Cuba through these five decades. We have done so primarily through policies that aimed to isolate the island, preventing the most basic travel and commerce that Americans can enjoy anyplace else.  And though this policy has been rooted in the best of intentions, no other nation joins us in imposing these sanctions, and it has had little effect beyond providing the Cuban government with a rationale for restrictions on its people.  Today, Cuba is still governed by the Castros and the Communist Party that came to power half a century ago. »

Le Président Obama, discours du 17 décembre 2014[8]

Depuis quelques années, le système international connaît une transition importante. Plusieurs pays tendent de diminuer l’influence des États-Unis, puissance hégémonique afin d’équilibrer la balance des forces internationales. Les puissances émergentes rattrapent les Américains. Le monde est en passe d’évoluer d’un modèle unipolaire, à un ordre multipolaire au détriment de la première puissance mondiale. Dès lors, « tout nous pousse à croire que les États-Unis sont déjà entrés dans un long processus de transition. S’ils cherchent à éviter un système d’équilibre des forces classique, ils le font au bénéfice d’un système international dans lequel ils seront first among equals, leurs intérêts de prestige étant ainsi préservés »[9] (Struye de Swielande, 2008).

Petit à petit, les États-Unis tendent vers une stratégie bismarckienne, c’est-à-dire veiller à avoir d’excellentes relations ou au moins veiller à avoir des relations pragmatiques avec toutes les puissances ; tout en préservant sa suprématie par une coopération (Struye de Swielande, 2008)[10]. Elle tente de se placer en puissance indispensable, au centre du jeu international. De plus, ils doivent à tout prix éviter des contre-alliances contre les États-Unis.

Barack Obama l’a compris, si les Américains veulent rester au centre du système international, il va falloir changer de tactique. Mais cette remise en question de la place des États-Unis sur le plan international est-elle vraiment la cause de la volonté de normaliser les relations diplomatiques à Cuba ? N’est-ce pas plutôt une volonté d’impulser une nouvelle politique étrangère qui, dès lors, remet en question la position des États-Unis et entraine la réconciliation avec Cuba ?

La smart power

Pour Anna Dimitrova, les États-Unis ont pris conscience de la limite de leur politique étrangère. Dès lors, Barack Obama a dû s’adapter. Pour parler de sa doctrine, elle fait référence au concept de smart Power, c’est-à-dire « une prise de conscience que l’engagement des États-Unis n’est pas toujours la meilleure méthode : des intérêts américains sont mieux défendus en impliquant d’autres forces au service des objectifs des États-Unis, à travers des alliances, les institutions internationales, une diplomatie prudente et la puissance des valeurs » (Dimitrova, 2011).

En privilégiant le soft Power, Barack Obama a compris que l’approche réaliste ne suffisait plus. Il s’est désormais tourné vers une approche plus libérale des relations internationales. Sa politique étrangère a dorénavant pour but d’influencer les États dans un sens favorable y compris les régimes dictatoriaux comme Cuba dans le but d’« exercer un leadership en incitant à une plus grande coopération entre plusieurs acteurs dans l’objectif de réduire la compétition et de passer d’un monde multipolaire à un monde de multiples partenaires » (Dimitrova, 2011).[11]Ce changement de politique explique la volonté du Président américain de normaliser les relations diplomatiques avec Cuba.

Freedom and democraty

Si nous reprenons le rapport du département de diplomatie américaine à partir de 2008 à aujourd’hui[12] et le comparons avec les objectifs des prédécesseurs de Barack Obama par rapport à Cuba, nous remarquons que depuis le début, les États-Unis ont les mêmes volontés. Ils ont surtout deux priorités à Cuba : promouvoir la démocratie et les droits humains.

La stratégie du gouvernement américain pour promouvoir les principes et pratiques démocratiques et droits de l’homme vise à soutenir les habitants du pays à gérer la transformation sociale, politique et économique ; vers un gouvernement plus responsable et transparent qui respecte les droits humains.

Ce processus exige des efforts de diplomatie publique pour soutenir la société civile pour créer le type de société souhaité par le peuple comme : en fournissant des informations à des groupes encourageant le pluralisme politique, la primauté du droit et les droits humains ; en aidant la population cubaine à avoir accès à l’information (Radio-Tv, Bibliothèques) en aidant les groupes civils cubains à l’organisation de cours pour développer des compétences essentielles pour le succès, la transition pacifique du pays à une forme de gouvernement librement choisi par son peuple ; en soutenant des programmes qui favorisent la sensibilisation, l’acceptation et le respect des droits humains ; ou en offrant des bourses pour les étudiants cubains. Dès lors, les États-Unis ont pour priorités de promouvoir une société plus inclusive et participative à Cuba.[13]

Une nouvelle approche à Cuba

Dès lors, au niveau de Cuba, c’est parce que l’approche réaliste américaine n’a pas fonctionné à Cuba que Barack Obama a décidé de se tourner vers une approche plus libérale. Comme le dit le Président américain : « Now, where we disagree, we will raise those differences directly -– as we will continue to do on issues related to democracy and human rights in Cuba.  But I believe that we can do more to support the Cuban people and promote our values through engagement.  After all, these 50 years have shown that isolation has not worked.  It’s time for a new approach »[14].

Comme nous l’avons vu, ces objectifs ne sont pas nouveaux. La stratégie bien. Pour reprendre la théorie d’Henry R. Nau, « Democracies do not go to war with one another because they have unique contracting and negotiation advantages that allow to settle disputes without war »[15]. Les négociations ont provoqué un changement d’attitude à Cuba allant peut-être vers plus de démocratie. Un regain des relations diplomatiques pourrait, peut-être, envisager la fin de l’embargo.

Ce n’est sans doute pas parce que les États-Unis sont une des plus grosses démocraties de ce monde, que Cuba a décidé de réévaluer la situation, mais parce que la diplomatie et les négociations impliquent plus d’interactions pouvant entrainer un adoucissement des sanctions envers Cuba, car Barack Obama l’a promis, Cuba va être retiré de la liste des pays terroristes, il compte aussi accroître les voyages, le commerce et la circulation de l’information vers et depuis le pays.

L’avenir des relations internationales ?

Au niveau international, Barack Obama subit beaucoup de reproches par rapport à sa nouvelle politique étrangère. Beaucoup y voient une faiblesse remettant largement en cause la place des États-Unis dans le monde. Pourtant, quand nous voyons l’évolution du système international, nous tendons de plus en plus vers ce type de politique. Les Américains, de par leur histoire, sont-ils réellement prêts pour le smart Power ? Le mandat de Barack Obama n’est pas encore fini, mais il l’a déjà prouvé avec l’Afghanistan et Cuba, qu’il était possible d’améliorer les choses grâce au smart power. Pourquoi ce modèle ne serait-il pas l’avenir des relations internationales et un moyen de garder les États-Unis au centre ? La force, plus que les mots, domine-t-elle encore le monde ?

4. Une question de Timing

« Our shift in policy towards Cuba comes at a moment of renewed leadership in the Americas.  This April, we are prepared to have Cuba join the other nations of the hemisphere at the Summit of the Americas.  But we will insist that civil society join us so that citizens, not just leaders, are shaping our future.  And I call on all of my fellow leaders to give meaning to the commitment to democracy and human rights at the heart of the Inter-American Charter.  Let us leave behind the legacy of both colonization and communism, the tyranny of drug cartels, dictators and sham elections.  A future of greater peace, security and democratic development is possible if we work together. »

Le Président Obama, discours du 17 décembre 2014[16]

Si nous en conférons aux discours des deux chefs d’État, il n’est plus question de conflit armé entre les deux États. Pour régler les différents entre les deux États, il semblerait que les deux pays privilégient le soft Power. Mais cela est-il uniquement la volonté des deux pays ou est-ce sous la pression d’un système international en transition ? Une alliance économique ne vaut-elle pas mieux pour les États-Unis pour éviter une contre-alliance en Amérique latine ?

Une alliance interaméricaine

Pour Olivier Dabène, professeur à Sciences-Po et spécialiste de l’Amérique latine, le timing n’est pas anodin puisque le sommet des Amériques aura lieu en avril 2015 à Panama et que Cuba vient d’accepter l’invitation à y participer. En 2013, les États-Unis s’y étaient opposés, mais en réalisant ce discours aujourd’hui, Barack Obama est assuré « d’être accueilli en héros en avril et devrait lui permettre de relancer la coopération interaméricaine » (Dabène, 2014)[17]. Désormais, Barack Obama est plus disposé à prendre des risques maintenant que son second mandat touche à sa fin.[18] En se réconciliant avec Cuba, les États-Unis s’assurent, par des alliances principalement économiques, une place au centre.

Une relance Économique

Depuis quelque temps, le principal allié économique de Cuba, le Venezuela, est touché par une crise économique. Rappelons-le, Cuba est sous embargo depuis cinquante-trois ans. Dès lors, il est urgent de trouver des investissements étrangers. Quoi de plus logique que de se tourner vers son autre voisin malgré les tensions. Il faut ajouter que Raul Castro est favorable à une normalisation dans le respect de la Charte des Nations Unies[19].

Les mesures prises par les Américains aujourd’hui s’ajoutent à celles de 2009 : Cuba sera éligible à l’assistance économique des États-Unis, l’administration américaine ne s’opposera plus à l’octroi de prêt à la Banque mondiale, l’octroi de permis pour voyager dans l’île, la facilitation des transactions économiques et autres ; pourraient relancer considérablement l’économie cubaine (Dabène, 2014)[20]. Toutefois, ceci ne sera possible que quand le Congrès américain l’autorisera et ce n’est pas gagné.

Comme l’explique Henry R. Nau, déjà cité, « Democracies do not go to war with one another because they trade more with one another and do not want to forfeit the mutual gains from trade »[21]. Dans une approche domestique, ces mesures économiques pourraient, à la longue, amener à une plus large démocratie comme le voudraient les États-Unis — tout en sachant que, selon les dires du Président Castro[22], les Cubains ne comptent pas se laisser imposer les idéaux américains aussi facilement — mais aussi permettre l’augmentation de l’interdépendance entre Cuba, les États-Unis et le reste de l’Amérique latine.

5. Conclusion

Malgré que cette normalisation des relations diplomatiques entre les États-Unis et Cuba déplait au Congrès américain, cet événement est une avancée importante pour les deux États. Pour répondre à la question principale, pourquoi cette réconciliation intervient maintenant, nous avons avancé deux arguments de la paix démocratique : une nouvelle approche plus libérale privilégiée par le smart Power d’Obama et l’alliance économique précipitée par le sommet des Amériques d’avril 2015.

Les États-Unis essaient de s’adapter aux mutations du système international grâce au smart power. Une nouvelle politique étrangère qui déplait. Pas sûr que cette stratégie fonctionne dans tous les dossiers comme le laisse supposer Peter Brookes, senior fellow Heritage Foundation et ancien vice-secrétaire adjoint à la défense[23]. Pourtant, cette politique a déjà fait ses preuves. Toutes les critiques qu’essuie Barack Obama ne montrent-elles pas juste que les Américains sont juste attachés à leur histoire ? Comme le disait Machiavel durant la Renaissance, « Il n’y a rien de plus difficile à prendre en main, de plus périlleux à diriger, ou de plus aléatoire, que de s’engager dans la mise en place d’un nouvel ordre des choses, car l’innovation a pour ennemis tous ceux qui ont prospéré dans les conditions passées et a pour tièdes défenseurs tous ceux qui peuvent prospérer dans le nouvel ordre des choses »[24]. Cette nouvelle politique étrangère remet en cause la place des États-Unis dans le monde, mais n’est-ce pas un moyen d’arriver à un plus grand équilibre des forces, vers un monde plus multipolaire ?

Reprendre un dossier qui pèse depuis plus de cinquante ans sur l’histoire américaine n’est-il pas un moyen de détourner la faiblesse de sa politique étrangère face à l’EI ? Le système international évolue constamment. Vers quel type de conflit irons-nous ? Comme le souligne Philippe Boulanger, dans son livre Géopolitique des médias, acteurs, rivalités et conflits, à l’heure actuelle, un pays ne se bat plus contre un autre État, mais plutôt contre des groupuscules, mais plus une nation[25]. Dès lors, le smart Power, est-il l’avenir – avec, peut-être quelques adaptations – des relations internationales ?


 

[1] http://www.whitehouse.gov/the-press-office/2014/12/17/statement-president-cuba-policy-changes, 17 décembre 2014 et le 1er janvier 2015.

[2] http://www.state.gov/j/drl/rls/afdr/2008/index.htm consulté le 3 janvier 2015

[3] Ganser D., Retour sur la crise des missiles à Cuba : Les leçons toujours actuelles d’un bras de fer, Le Monde Diplomatique, France, novembre 2002, consulté le 1 janvier 2015 (http://www.monde-diplomatique.fr/2002/11/GANSER/9553)

[4]Nau H.R. (2014) Perspectives on international relations : Power, Institutions, and Ideas, Washington : CQ Press, 4e ed., p165

[5] Nau H.R. (2014) Perspectives on international relations : Power, Institutions, and Ideas, Washington : CQ Press, 4e ed., p164

[6] Nau H.R. (2014) Perspectives on international relations : Power, Institutions, and Ideas, Washington : CQ Press, 4e ed., p166

[7] Nau H.R. (2014) Perspectives on international relations : Power, Institutions, and Ideas, Washington : CQ Press, 4e ed., p188

[8] http://www.whitehouse.gov/the-press-office/2014/12/17/statement-president-cuba-policy-changes, 17 décembre 2014 et le 1er janvier 2015.

[9] Struye de Swielande T., Les Etats-Unis et le nouvel ordre mondial émergent, Les Cahiers du RMES, volume V, N°1, été 2008, p106

[10] Struye de Swielande T., Les Etats-Unis et le nouvel ordre mondial émergent, Les Cahiers du RMES, volume V, N°1, été 2008, p108

[11] Dimitrova Anna, Y a-t-il une « doctrine Obama » en matière de politique étrangère ?, L’Europe en Formation, 2011/2 n° 360, DOI : 10.3917, p. 31

[12] http://www.state.gov/j/drl/rls/afdr/2008/index.htm consulté le 3 janvier 2015

[13] http://www.state.gov/j/drl/rls/afdr/2008/index.htm consulté le 3 janvier 2015

[14] http://www.whitehouse.gov/the-press-office/2014/12/17/statement-president-cuba-policy-changes, consulté le 17 décembre 2014 et le 1er janvier 2015.

[15] Nau H.R. (2014) Perspectives on international relations : Power, Institutions, and Ideas, Washington : CQ Press, 4e ed., p481

[16] http://www.whitehouse.gov/the-press-office/2014/12/17/statement-president-cuba-policy-changes, 17 décembre 2014 et le 1er janvier 2015.

[17] Dabène O., Normalisation des relations entre Cuba et les Etats-Unis, Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes (OPALC), Sciences-Po, Paris, 2014, http://www.sciencespo.fr/opalc/content/normalisation-des-relations-entre-cuba-et-les-etats-unis , consulté le 4 janvier 2015

[18] Gouëset C., Cuba-Etats-Unis: « C’est la fin de la Guerre froide sur le continent américain », L’Express, Paris, publié le 17/12/2014 à  19:40, mis à jour à  21:00, http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/cuba-etats-unis-c-est-la-fin-de-la-guerre-froide-sur-le-continent-americain_1633667.html consulté le 4 janvier 2015

[19] http://www.granma.cu/cuba/2014-12-20/discurso-integro-de-raul-en-la-clausura-del-iv-periodo-ordinario-de-sesiones-de-la-viii-legislatura-de-la-asamblea-nacional, consulté le 4 janvier 2015

[20] Dabène O., Normalisation des relations entre Cuba et les Etats-Unis, Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes (OPALC), Sciences-Po, Paris, 2014, http://www.sciencespo.fr/opalc/content/normalisation-des-relations-entre-cuba-et-les-etats-unis , consulté le 4 janvier 2015

[21] Nau H.R. (2014) Perspectives on international relations : Power, Institutions, and Ideas, Washington : CQ Press, 4e ed., p 481

[22] http://www.granma.cu/cuba/2014-12-20/discurso-integro-de-raul-en-la-clausura-del-iv-periodo-ordinario-de-sesiones-de-la-viii-legislatura-de-la-asamblea-nacional, consulté le 4 janvier 2015

[23] Brookes P. Caving to Cuba no victory, The Héritage Foundation, National Security and Defense and Cuba, Etats-Unis, 19 Décembre 2014, http://www.heritage.org/research/commentary/2014/12/caving-to-cuba-no-victory, consulté le 4 janvier 2015

[24] Machiavel N., Le prince, Paris, Gallimard, France, 1980, 473 p.

[25] Boulanger P., Géopolitique des médias, acteurs, rivalités et conflits, Armand Colin, collection U, Paris, 2014, P236